L'eau, c'est la vie ! Quels enjeux, quelles solutions à la source ?
L’eau est indispensable à la bonne santé de l’Homme. L’hydratation est le deuxième élément vital après l’oxygène. L’eau répond aussi aux besoins humains en oligo-éléments ; elle contient du fluor, du magnésium et des sels minéraux. Elle est aussi indispensable pour une bonne hygiène.
L’Unicef évalue à 20 litres par jour la quantité d’eau minimale nécessaire à chaque homme pour qu’il puisse vivre dans des conditions saines.
L'embryon humain est composé à 97% d’eau. Dans le ventre de sa mère, il baigne dans un liquide, le liquide amniotique. Devenu adulte, l'homme est composé d'eau à 70% environ, dont 50% dans les cellules.
Cette eau doit être renouvelée, car une partie (un litre et demi) est rejetée par l'urine, la transpiration et l'évaporation pulmonaire. L'adulte perd ainsi deux litres et demi par jour en moyenne, qu'il doit remplacer par la boisson et par les aliments. Ceux-ci apportant l’équivalent d’un litre d’eau, l'être humain doit boire environ un litre et demi d’eau par jour pour garder en bonne forme son cerveau (75% d'eau), ses muscles (76%), ses reins (83%), ses os (22% d'eau).
Mais l’eau peut également s’avérer être vectrice de maladies dans les pays où il n'y a pas de système d'eau potable et d'assainissement. « Nous buvons 90% de nos maladies » disait Pasteur. En effet, chaque année, dans le monde plus de deux millions de personnes - pour la plupart des enfants - meurent de maladies diarrhéiques liées à l'approvisionnement insuffisant en eau et au manque d'hygiène.
L’Organisation Mondiale de la Santé affirme que la qualité microbiologique de l’eau reste la première préoccupation de santé publique à l’échelle mondiale. Dans les pays où l'eau est courante, l'eau du robinet est soumise à des normes drastiques (0,5 microgramme par litre pour l'ensemble des pesticides). Pour cela, des infrastructures considérables sont nécessaires.
Les populations rurales, dans les pays du Sud, sont encore souvent privées d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de base. L'écart avec les populations urbaines est considérable. Afin de le réduire, une mobilisation de ressources sans précédent sera nécessaire.
Économiser l'eau.
L’agriculture utilise 70 % des ressources en eau disponibles. Mais il est possible de réduire cet énorme pourcentage.Par exemple, le système d’arrosage par goutte-à-goutte est une des solutions à développer. En effet, il permet d’économiser 50 % de la quantité d’eau utilisée. Canaliser l'eau en créant des barrages. Celà permet de répartir l’eau selon les besoins des êtres humains. Aussi, les populations fortement dépendantes des saisons de pluie pour avoir accès à l'eau peuvent se constituer des réserves qu'elles pourront utiliser toute l'année. En revanche, ils modifient les équilibres naturels et déplacent des populations entières Creuser des puits. Une pratique ancestrale qui fait toujours ses preuves lorsque les nappes souterraines ne sont pas complètement asséchées. Traiter l'eau par la phytorémédiation. De plus en plus de petites stations d’épuration ont recours aux plantes pour filtrer l’eau.
Dessaler l'eau de mer. 97,5 % de l'eau sur la planète est salée.Cette technique apporte de l'eau à des populations qui sinon en seraient privées. Mais elles sont encore trop coûteuses et grosses consommatrices d'énergie.
Recycler les eaux usées.
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